Chauffage : émissions de CO2 et particules fines

Comprendre l'impact des émissions de gaz à effet de serre et des particules fines

Chauffage : émissions de CO2 et particules fines

Le chauffage est responsable d'une part significative des émissions de gaz à effet de serre (GES) et des particules fines dans l'atmosphère. Si certaines sources d'énergie, comme le chauffage au bois ou au fioul, sont particulièrement pointées du doigt, d'autres alternatives permettent de réduire leur impact environnemental.

Comprendre l'origine et les conséquences de cette pollution est essentiel pour faire des choix plus respectueux de la qualité de l'air et du climat.

Les gaz à effet de serre issus du chauffage

Le chauffage résidentiel et tertiaire est responsable d'une partie importante des émissions de dioxyde de carbone (CO2), de méthane (CH4) et d'oxyde d'azote (NOx). Ces émissions varient en fonction du type d'énergie utilisée.

Ainsi, pour un foyer moyen, avec un logement de 70m², voici la quantité estimée de CO2 émise par an :

  • Chauffage au fioul : 4002 kg CO2e
  • Chauffage au gaz : 2730 kg 2e
  • Chauffage via un réseau de chaleur : 1307 kg CO2e
  • Chauffage électrique : 830 kg CO2e
  • Chauffage avec un poêle à bois : 644 kg CO2e
  • Chauffage avec un poêle à granulés : 395 kg CO2e
  • Chauffage avec une pompe à chaleur : 277 kg CO2e

Empreinte carbone des modes de chauffage (kgCO2e/m²)

Sur la base d’un foyer moyen avec un besoin en énergie de 150 kWh/m² :

Comparatif des modes de chauffage
Mode de chauffage Intensité carbone (kgCO2e/kWh) Besoin d’énergie (kWh/m²) Rendement Empreinte carbone (kgCO2e/m²)
Pompe à chaleur 0.079 150 3 3.95
Poêle à granulés 0.032 150 0.85 5.64
Poêle à bois 0.046 150 0.75 9.2
Chauffage électrique 0.079 150 1 11.85
Réseau de chaleur 0.112 150 0.9 18.67
Chauffage au gaz 0.221 150 0.85 39
Chauffage au fioul 0.324 150 0.85 57.17

Source : simulateur de l’empreinte carbone des différents modes de chauffage de l’Ademe.

Les particules fines : un danger invisible mais réel

C’est un sujet qui fait l’actualité chaque année. Nous ne sommes en effet plus étrangers aux alertes suite à la détection d’une concentration importante de particules fines dans l’air en Nouvelle-Aquitaine.

Les particules fines (PM10 et PM2.5) sont des polluants atmosphériques de petite taille. Elles restent en suspension dans l’air qui nous entoure, que nous inhalons. Si on décidait de comparer les particules fines à un cheveu, on pourrait dire qu’elles sont dix fois plus petites. Mais attention !Les particules fines pénètrent profondément dans les voies respiratoires et peuvent causer des maladies respiratoires et cardiovasculaires.

Toutes les conséquences de l’inhalation de ces particules par l’être humain ne sont pas encore totalement précisées, mais il a été prouvé qu’elles étaient à l’origine de graves pathologies reconnues.
Ces particules fines proviennent de phénomènes naturels (notamment avec l’érosion par le vent, les tempêtes et les éruptions volcaniques) lourdement aggravé par l’activité humaine qui a engendré une forte concentration de ces particules dans l’air.

Les principales raisons de telles concentrations dans l’air sont les suivantes :

  • la transformation énergétique par les grandes industries
  • le chauffage au bois
  • l’utilisation d’engrais pour l’agriculture
  • l’utilisation du diesel comme carburant

Chauffage : quelles sont les sources des particules fines ?

Les principales sources de particules fines issues du chauffage domestique sont :

  • Le chauffage au bois : malgré son aspect écologique, il reste la principale source de pollution aux particules fines lorsqu'il est mal utilisé (bois humide, appareils anciens, combustion incomplète, mauvais entretien).
  • Le chauffage au fioul : il émet des suies et des oxydes d'azote en plus des gaz à effet de serre.
  • Les chaudières anciennes et mal entretenues : une mauvaise combustion entraîne des émissions plus importantes.

Quels sont les effets sur la santé ?

  • Augmentation des maladies respiratoires et cardiovasculaires.
  • Irritations des voies respiratoires, asthme, bronchites chroniques.
  • Effets à long terme sur le système cardiovasculaire et nerveux.

Le seuil d'alerte est atteint lorsque la concentration de particules PM10 excède 80 microgrammes par mètre cube d'air, une situation qui se produit régulièrement en hiver dans certaines régions.

Comment réduire l'impact du chauffage sur la pollution ?

1. Choisir une énergie plus propre

  • Remplacez votre chaudière fioul par une pompe à chaleur ou une chaudière à granulés.
  • Chauffage au bois :
    • Optez pour un chauffage au bois performant : privilégiez les appareils labellisés Flamme Verte.
    • Choisissez bien votre bois de chauffage : utilisez du bois sec, de bonne qualité, labellisé, de préférence en circuit court. Évitez le bois de récupération, le bois traité, les essences les moins efficaces.
    • Si vous avez un foyer ouvert, remplacez-le plutôt par un insert ou un poêle biomasse.
  • Utilisez des énergies renouvelables : la pompe à chaleur, le solaire thermique peuvent être des alternatives intéressantes pour le chauffage et l'eau chaude sanitaire.

2. Améliorer l'efficacité énergétique de son logement

  • Faites (re)faire l’isolation thermique de votre logement pour réduire les besoins en chauffage.
  • Investissez dans des options de régulation et programmation (thermostat programmable, par exemple) pour limiter la consommation inutile.

3. Entretenir régulièrement son installation de chauffage

4. Adopter les bons gestes au quotidien

  • Privilégier des températures raisonnables (19°C dans les pièces à vivre, 17°C dans les chambres).
  • Ne pas brûler de bois humide ou traité.
  • Aérer son logement pour limiter l'accumulation de polluants intérieurs.

Les aides à l’amélioration de l’habitat

Selon votre situation, vous pouvez être éligible à différentes aides pour une rénovation énergétique : changer de chauffage, isoler les combles, changer les fenêtres ou encore isoler par l’extérieur ou l’intérieur votre maison.

MaPrimeRénov’, les certificats d’économie d’énergie (CEE), l’éco-prêt à taux zéro, le Coup de pouce chauffage sont autant de leviers au niveau national à activer. Ils vous permettront non seulement d’améliorer votre confort thermique, mais aussi de réduire l’empreinte carbone de votre habitation. À cela peuvent s’ajouter des aides locales des communautés de communes, d’agglomération, des départements, région ou métropoles.

Vers un chauffage plus propre et plus durable

Face aux enjeux climatiques et de qualité de l'air, il est important de choisir des solutions de chauffage moins polluantes. L'essor des énergies renouvelables et les avancées technologiques permettent aujourd'hui de concilier confort thermique et respect de l'environnement.

Vous souhaitez en savoir plus sur les solutions de chauffage les moins polluantes ? Contactez nos experts pour un diagnostic et des conseils personnalisés !


 
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